Ils persévéraient tous en la doctrine des Apôtres,

et en la communion et la fraction du pain, et dans les prières.

 

 

ACTES-42.NET

 

 

1er novembre 2015

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La faute à qui ?

 

Lhomme dit: Cest la femme que tu as mise auprès de moi qui ma donné du fruit de larbre,

et jen ai mangé.

Genèse 3.12

 

Personne n’aime se retrouver pointer du doigt, et cela, même si nous avons fait une erreur évidente.  Il y a souvent ce désir de détourner l’attention vers un bouc émissaire afin d’éviter les conséquences possibles.  Il arrive qu’effectivement des éléments nous séduisent, mais cela n’enlève pas pour autant notre responsabilité d’avoir péché.  C’est ainsi pour chaque personne.

 

Faisons, si vous le voulez bien, un petit retour dans le livre de la Genèse qui nous raconte la création et la chute.  Remarquons qu’au chapitre trois nous retrouvons quatre personnages, nous y retrouvons Ève, le serpent, Adam et Dieu le créateur.  Nous avons beaucoup de leçons à apprendre de chacun d’eux.

 

Il nous faut considérer premièrement l’échange entre Dieu et Adam concernant l’arbre de la connaissance du bien et du mal.  L’Éternel Dieu lui dit « tu ne mangeras pas… car le jour où tu en mangeras, tu mourras certainement» (Genèse 2.16-17).  Ce fut la seule restriction exigée par Dieu, tout le reste était permis.

 

Mais voilà que le serpent arrive... la Bible parle de lui également sous le nom de diable ou de Satan.  Nous apprenons de lui qu’il a convoité la place de Dieu (Ésaïe 14.11-15 et Ézéchiel 28.11-19).  Fraichement déchu, il ose semer la tentation dans le cœur d’Ève.  Son attaque est directe, il remet en cause sans hésitation l’autorité du créateur en posant la question suivante « Dieu a-t-il réellement dit… » Par cette question, il prend Ève au piège qui lui ouvre la porte toute grande lorsqu’elle modifie les paroles de Dieu en disant « de peur que vous ne mouriez. » (Genèse 3.1-3) au lieu de « tu mourras certainement ». Le serpent, rusé, saisie la faille et affirme « Vous ne mourrez point » et il vanta les avantages du fruit défendu « vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal. » (verset 4). 

 

Ce fut suffisant pour que Ève se  laisse séduire, il est dit qu’elle vit que l’arbre était bon à manger, c’est la convoitise de la chair… elle vit également qu’il était agréable à la vue, c’est la convoitise des yeux… et finalement qu’il était précieux pour ouvrir l’intelligence, ce qui est l’orgueil de la vie (1 Jean 2:16).  Elle prit le fruit et en mangea pour par la suite en donner à son mari qui était auprès d’elle (verset 6).

 

C’est ainsi que la mort entra dans l’Histoire, car Dieu n’est pas menteur et le premier signe de la mort a été spirituel.  Adam et Ève ne sont pas tombés systématiquement morts lorsqu’ils ont pris du fruit défendu.  Par contre, ils ont été expulsés de la présence de Dieu et privés des bénédictions reliés à sa présence.  Ils sont morts physiquement beaucoup plus tard.

 

Donc à qui la faute ? Nous pourrions dire que c’est le serpent qui a été celui qui a émis le doute sur les Paroles de Dieu.   Il doit effectivement prendre une certaine part de responsabilité…

 

Nous pourrions dire également que le blâme doit tomber sur Ève, car c’est elle qui a commis l’acte de désobéissance.  Effectivement elle doit prendre une part de responsabilité.

 

Par contre, celui qui dans les Écritures prend la pleine part du blâme c’est Adam (Romains 5.14).  Ne fut-ce pas à lui que Dieu a donné cette interdiction formelle.  N’était-il pas au côté d’Ève lorsqu’elle a été tentée et qu’elle a succombé.  Il aurait été en mesure de changer le cours de l’histoire, mais au contraire il est dit qu’il en mangea également (Genèse 3.6).

 

Lorsque repris par Dieu, Adam a cherché à mettre le blâme tant sur Ève qui a été séduite la première que sur Dieu qui lui a donné la femme comme compagne (Genèse 3.12).  Dieu ne s’est pas laissé tromper par les justifications d’Adam. 

 

Nous devons être conscient que chacun de nos péchés à des conséquences tant au niveau personnel que pour ceux qui nous entourent.  Par le manquement d’Adam, toute l’humanité connait le péché.  Par contre, Christ, présenté comme étant le deuxième Adam a tout accompli pour rétablir la cassure entre nous et Dieu le Père.  Aujourd’hui, nous faisons face à une panoplie de pièges.  Cependant, l’Écriture nous dit que nous devons combattre et que lorsque nous échouons, nous avons un avocat auprès du Père qui intercède pour nous (Romains 8.34). Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute iniquité. (1Jean 1.9). 

 

Tant et aussi longtemps que nous refusons de reconnaitre nos erreurs et que nous les attribuons à d'autres et même à Dieu, nous nous privons de vivre victorieux en Christ.  Il est inutile de fuir, car Dieu est témoin de tout et qu’en étant humble nous permettons à Dieu nous élevé d’une manière incroyable (Jacques 4.10).

Sylvain Bigras

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